Avec environ 72 000 habitants, la Dominique compte un nombre de personnalités connues hors de ses frontières qui étonne au regard de sa taille. Plusieurs d'entre elles ont mené leur carrière à l'étranger tout en restant liées à l'île.
Eugenia Charles, Première ministre de 1980 à 1995, a été la première femme à diriger un gouvernement dans la Caraïbe. Patrick John a conduit le pays à l'indépendance en 1978. Edward Oliver LeBlanc a dirigé le gouvernement local au temps de l'État associé. Roosevelt Skerrit, Premier ministre depuis 2004, est l'un des chefs de gouvernement les plus durables de la région. Sylvanie Burton, élue présidente en 2023, est la première personne d'origine kalinago à occuper cette fonction.
Jean Rhys, née à Roseau en 1890, est l'autrice de La Prisonnière des Sargasses, roman publié en 1966 qui a assuré sa notoriété internationale. Phyllis Shand Allfrey, autrice de The Orchid House, a aussi été une figure politique. L'historien Lennox Honychurch a consacré l'essentiel de son œuvre à l'histoire et au patrimoine de l'île.
Gordon Henderson, fondateur du groupe Exile One, a lancé dans les années 1970 la cadence-lypso, qui a marqué toute la musique des Antilles. Ophelia Marie, surnommée la « Lady of Song », a popularisé des chansons en kwéyòl devenues des classiques. Le groupe Windward Caribbean Kulture (WCK) est associé à la naissance du bouyon à la fin des années 1980.
Thea LaFond a offert à la Dominique sa première médaille olympique en remportant le triple saut féminin aux Jeux de Paris en 2024, la même année qu'un titre mondial en salle. Son retour sur l'île a donné lieu à une célébration nationale. Le cricket, sport très suivi, a vu plusieurs joueurs dominiquais, dont Shane Shillingford, porter le maillot des Indes occidentales.
Alwin Bully, dramaturge, metteur en scène et artiste, a dessiné le drapeau national adopté à l'indépendance. Il a aussi joué un rôle important dans le développement du théâtre et des politiques culturelles de l'île.
Plusieurs chefs des Nèg Mawon, les esclaves marrons réfugiés dans les montagnes au début du dix-neuvième siècle, sont honorés comme des figures de résistance, tout comme les chefs kalinago qui ont lutté contre la colonisation.