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La Dominique s'appuie sur l'agriculture, le tourisme de nature et les services pour faire vivre son économie. Petit État insulaire indépendant, elle a dû se réinventer après le déclin de la banane et faire face à plusieurs catastrophes naturelles, tout en cherchant à devenir un modèle de résilience climatique dans les Caraïbes.

Le tourisme est devenu l'une des principales sources de devises du pays. Surnommée « l'île nature », la Dominique attire des visiteurs venus pour ses forêts tropicales, ses cascades, ses sources chaudes, ses sites de plongée et l'observation des cachalots. Les escales de navires de croisière à Roseau et à Portsmouth représentent l'essentiel des arrivées, tandis que de nouveaux hôtels haut de gamme et des écolodges cherchent à développer les séjours plus longs.
Depuis 1993, la Dominique accorde sa nationalité à des investisseurs étrangers en échange d'une contribution à un fonds public ou d'un investissement dans un projet immobilier agréé. Ces recettes sont devenues une ressource majeure pour l'État et financent des logements, des infrastructures et plusieurs complexes hôteliers. Le programme fait toutefois l'objet de critiques et d'un suivi attentif de la part de partenaires étrangers.
La Dominique utilise le dollar des Caraïbes orientales, émis par la Banque centrale des Caraïbes orientales et rattaché au dollar américain selon une parité fixe de 2,70 dollars pour un dollar américain. Ce système assure une grande stabilité monétaire, mais il prive le pays de politique monétaire propre.
Le commerce, les transports, les télécommunications et l'administration publique occupent une large part de la population active. Roseau concentre l'essentiel des commerces, des banques et des services, tandis que Portsmouth, seconde ville du pays, joue un rôle croissant grâce au tourisme et à la proximité de l'aéroport.
L'économie a été durement touchée par l'ouragan David en 1979, la tempête tropicale Erika en 2015 et surtout l'ouragan Maria en 2017, dont les dégâts ont été estimés à environ deux fois le PIB annuel. La reconstruction a pesé sur les finances publiques, et le chômage ainsi que l'émigration vers le Royaume-Uni, l'Amérique du Nord et les Antilles françaises restent des réalités importantes.
Longtemps dominée par la banane exportée vers le Royaume-Uni, l'agriculture s'est diversifiée vers le dachine, l'igname, les plantains, les agrumes et les légumes. Une petite industrie de transformation produit des savons, des boissons, de l'eau de source et des sauces pimentées, dont une partie est vendue dans les îles voisines.
Le pays cherche à réduire sa dépendance au diesel importé grâce à l'hydroélectricité et à un projet de centrale géothermique dans la vallée de Roseau. La construction d'un nouvel aéroport international dans le nord-est de l'île doit par ailleurs améliorer la desserte aérienne, aujourd'hui limitée.
Après l'ouragan Maria, le gouvernement a affiché l'ambition de faire de la Dominique la première nation résiliente au climat, en reconstruisant logements et infrastructures selon des normes plus exigeantes. Malgré sa petite taille et sa vulnérabilité, l'île dispose d'atouts réels liés à ses ressources naturelles, à sa position entre la Guadeloupe et la Martinique et à son intégration régionale.