Economie de la Dominique

L'économie de la Dominique est celle d'un petit État insulaire d'environ 72 000 habitants, longtemps dépendant de la banane et aujourd'hui tournée vers les services, l'écotourisme et les recettes de son programme de citoyenneté par investissement. Très exposée aux cyclones, elle a été frappée à plusieurs reprises par des catastrophes qui ont lourdement pesé sur sa trajectoire.

Taille de l'économie

Le produit intérieur brut est de l'ordre de quelques centaines de millions de dollars américains, ce qui fait de la Dominique l'une des plus petites économies des Amériques. La Banque mondiale la classe parmi les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Les services, publics et privés, représentent la majeure partie de l'activité, devant l'agriculture et une industrie de transformation limitée.

De la banane aux services

Pendant plusieurs décennies, la banane exportée vers le Royaume-Uni a été le pilier de l'économie rurale. La fin progressive des préférences commerciales européennes, à partir des années 1990, a entraîné un net recul de cette filière. Le pays a alors cherché à développer le tourisme, les services financiers internationaux et, de plus en plus, le programme de citoyenneté par investissement.

Le programme de citoyenneté

Créé en 1993, ce programme permet à des étrangers d'obtenir la nationalité dominiquaise en échange d'une contribution à un fonds public ou d'un investissement dans des projets immobiliers agréés, principalement hôteliers. Ses recettes représentent depuis le milieu des années 2010 une part considérable des revenus de l'État et financent logements, infrastructures et reconstruction. Il suscite aussi des critiques sur sa transparence et sur la sécurité des passeports.

Cyclones et reconstruction

L'ouragan David en 1979, la tempête tropicale Erika en 2015 puis l'ouragan Maria, le 18 septembre 2017, ont dévasté l'île. Les dommages causés par Maria ont été évalués à environ deux fois le PIB annuel. La reconstruction a mobilisé l'aide internationale, les recettes du programme de citoyenneté et l'endettement public.

Une nation résiliente au climat

Après Maria, le gouvernement a affiché l'ambition de faire de la Dominique la première nation résiliente au climat. Une agence dédiée a été créée pour coordonner les reconstructions aux normes paracycloniques, le renforcement des réseaux et la protection des populations. Le développement de la géothermie dans la vallée de Roseau doit également réduire la dépendance aux importations de carburant.

Finances publiques

Les finances publiques restent fragiles. La dette s'est alourdie après les catastrophes successives, et l'État dépend fortement de recettes variables, liées au programme de citoyenneté. Le Fonds monétaire international recommande régulièrement de constituer des réserves et de mieux encadrer les dépenses afin de faire face aux chocs futurs.

Emploi et prix

Le chômage demeure relativement élevé, surtout chez les jeunes, et l'émigration reste une issue fréquente. Les prix à la consommation sont fortement influencés par le coût des importations, qu'il s'agisse de l'alimentation, des carburants ou des matériaux de construction, et ils ont nettement augmenté au début des années 2020.