La Dominique, surnommée l’île nature des Caraïbes, se situe dans les Petites Antilles, entre la Guadeloupe au nord et la Martinique au sud. Sur environ 750 km², ce petit État indépendant depuis 1978 aligne des montagnes volcaniques couvertes de forêt tropicale, des rivières innombrables, des cascades et des sources chaudes. Loin du tourisme de masse, l’île attire surtout les amateurs de randonnée, de plongée et de nature préservée, dans une culture créole marquée par des héritages kalinago, africain, français et britannique.

Le climat reste chaud toute l’année, avec des températures proches de 26 à 30 °C sur la côte et plus fraîches en altitude. La période la plus sèche s’étend généralement de février à mai, idéale pour les randonnées et l’accès aux sentiers de montagne. De juin à novembre, les pluies sont plus abondantes et cette saison correspond aussi à la période des ouragans, qu’il convient de surveiller avant de réserver.
Pour un séjour touristique de courte durée, les ressortissants français et européens n’ont en principe pas besoin de visa, mais un passeport en cours de validité et un billet de retour sont demandés. Il est prudent de vérifier les conditions en vigueur auprès des sources officielles avant le départ. La monnaie locale est le dollar des Caraïbes orientales, et le dollar américain est largement accepté.
La location d’une voiture, de préférence un véhicule adapté aux routes de montagne, reste la solution la plus pratique pour explorer l’île. On y roule à gauche et un permis temporaire local est exigé. Les routes sont étroites et sinueuses, ce qui allonge les temps de trajet. Les minibus relient Roseau aux villages à moindre coût, tandis que les taxis et les excursions organisées permettent de rejoindre les principaux sites naturels.
L’offre d’hébergement privilégie les petites structures : écolodges nichés dans la forêt, maisons d’hôtes, bungalows et hôtels de taille modeste. Roseau et ses environs concentrent une bonne partie des adresses, pratiques pour rayonner vers le parc national de Morne Trois Pitons. Le nord, autour de Portsmouth, accueille aussi quelques établissements haut de gamme face à la mer.
L’absence de vol direct depuis l’Europe impose souvent une escale en Guadeloupe ou en Martinique, d’où partent avions et ferries, ce qui pèse sur le coût du transport. Sur place, l’hébergement et la location de voiture représentent les principales dépenses, tandis que les marchés, les petits restaurants créoles et les activités de plein air gratuites permettent de garder un budget raisonnable.
La cuisine créole de la Dominique repose sur les produits du jardin et de la mer : ignames, dachines, bananes plantains, poissons grillés et morue salée. La soupe callaloo, les bakes, les accras de titiri et les jus de fruits frais font partie des incontournables, relevés par la célèbre sauce piquante Bello. Le marché de Roseau, le samedi matin, offre un bon aperçu des saveurs locales.
La Dominique est considérée comme une destination plutôt sûre, où les précautions habituelles suffisent dans la plupart des cas. En montagne, il est recommandé de randonner avec un guide sur les sentiers les plus exigeants, comme celui du Boiling Lake, et de tenir compte de la météo. L’offre médicale reste limitée, ce qui rend indispensable une assurance voyage couvrant le rapatriement. Les prises électriques sont de type britannique, en 230 V.