Culture dominiquaise

La culture dominiquaise s'est formée au croisement de plusieurs héritages : celui des Kalinago, premiers habitants de l'île et dont la communauté subsiste sur la côte est, celui des colons français puis britanniques qui se sont disputé l'île pendant tout le dix-huitième siècle, et celui des Africains réduits en esclavage dans les plantations. Il en résulte une identité originale, celle d'un État anglophone où une grande partie de la population parle au quotidien le kwéyòl, un créole à base lexicale française très proche de ceux de la Guadeloupe et de la Martinique voisines. Cette double appartenance se lit dans les noms de lieux, dans la religion majoritairement catholique, dans la cuisine créole fondée sur les racines, le poisson et les herbes, et dans une musique qui va du jing ping des campagnes à la cadence-lypso et au bouyon. La saison de l'Indépendance, qui culmine le 3 novembre, et le carnaval Mas Domnik rythment l'année collective. La nature tient enfin une place centrale : forêts, rivières et volcans ont nourri un rapport particulier au territoire, que résume le surnom de « Nature Island ». Les ouragans, de David en 1979 à Maria en 2017, ont aussi forgé une solidarité de voisinage et une capacité de reconstruction dont les Dominiquais tirent une certaine fierté.