La peinture dominiquaise s'est développée à partir du vingtième siècle, inspirée par les paysages de l'île, la vie quotidienne et l'héritage kalinago et créole. Elle reste une scène modeste mais active.
Les Kalinago utilisaient des pigments naturels, comme le rocou, pour la peinture corporelle et la décoration d'objets. À l'époque coloniale, l'île est surtout représentée par des peintres et graveurs de passage, comme Agostino Brunias au dix-huitième siècle, qui a peint des scènes de la société dominiquaise de son temps.
La forêt tropicale, les cascades, les volcans et le littoral fournissent un répertoire inépuisable. Beaucoup de peintres travaillent sur le motif ou à partir de leurs randonnées, et leurs toiles reflètent la luxuriance et les verts profonds caractéristiques de l'île.
Marchés, pêcheurs, scènes de carnaval, femmes en wob dwiyet et maisons créoles sont des sujets récurrents. Ils traduisent un attachement à la culture créole et à la mémoire collective. Plusieurs artistes, dont Earl Etienne, se sont fait connaître pour ce travail sur la lumière et la vie quotidienne.
Certains créateurs abordent l'histoire de l'esclavage, la résistance des Nèg Mawon ou la place des Kalinago. Alwin Bully, connu aussi pour le théâtre, et l'historien Lennox Honychurch, également dessinateur et peintre, ont contribué à faire de l'art un outil de transmission du patrimoine.
Les œuvres sont présentées dans des galeries privées de Roseau, dans les hôtels et lors des expositions organisées pendant la saison de l'Indépendance. L'Old Mill Cultural Centre, installé dans un ancien moulin à sucre à Canefield, accueille des activités artistiques et artisanales.
Des fresques murales sont apparues dans plusieurs quartiers et villages, souvent liées à des campagnes de sensibilisation ou à la reconstruction après l'ouragan Maria. De jeunes artistes s'emparent aussi du numérique et des réseaux sociaux pour diffuser leur travail au-delà de l'île.