La Dominique est un État souverain depuis 1978 et dispose de son propre ordre juridique, hérité de la période britannique. Le droit des affaires s'inspire largement de la common law anglaise, tandis que la monnaie, la supervision bancaire et une partie de la justice sont partagées avec les autres membres de l'Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECS). Ce double niveau, national et régional, façonne l'essentiel du climat des affaires.
La Constitution de 1978 fixe le cadre général des institutions et des droits fondamentaux. Les lois votées par la Chambre d'assemblée complètent la common law, dont les principes s'appliquent en matière de contrats, de responsabilité civile ou de propriété. Les textes clés pour les entreprises sont la loi sur les sociétés de 1994, la législation sur les sociétés commerciales internationales et divers textes fiscaux et sectoriels.
Le pays utilise le dollar des Caraïbes orientales, émis par la Banque centrale des Caraïbes orientales installée à Basseterre, à Saint-Christophe. Cette institution supervise les banques commerciales, tandis que les établissements non bancaires, les assurances et les activités financières internationales relèvent d'une autorité nationale de contrôle des services financiers.
En tant que membre de la CARICOM, la Dominique applique le tarif extérieur commun de la Communauté aux marchandises importées de pays tiers. Les échanges avec les autres États membres bénéficient en principe d'une exonération de droits pour les produits d'origine communautaire. L'Union économique de l'OECS, issue du traité révisé de Basseterre de 2010, prévoit en outre la libre circulation des citoyens entre plusieurs îles de la sous-région.
La fiscalité repose sur un impôt sur le revenu des personnes physiques à barème progressif, un impôt sur les sociétés dont le taux standard est de l'ordre de 25 % et une taxe sur la valeur ajoutée introduite en 2006. Des droits d'importation, des droits d'accise et diverses taxes spécifiques complètent le dispositif. Des exonérations temporaires peuvent être accordées aux projets jugés prioritaires, notamment dans le tourisme et l'industrie.
Les litiges de première instance sont jugés par les tribunaux de magistrats et par la Haute Cour, qui relève de la Cour suprême des Caraïbes orientales, juridiction commune aux pays de l'OECS. La cour d'appel de cette même juridiction siège à Castries, à Sainte-Lucie. Depuis 2015, la Cour caribéenne de justice, installée à Port-d'Espagne, constitue le dernier degré de recours, à la place du Conseil privé de Londres.
Comme dans beaucoup de petits États insulaires, les démarches administratives peuvent être longues et dépendent souvent de relations directes avec les services concernés. L'accès au foncier, l'obtention des permis de construire et l'exécution des décisions de justice figurent parmi les points régulièrement signalés par les investisseurs. La taille réduite du marché rend aussi le recours à des conseils locaux, avocats ou comptables, pratiquement indispensable.