La Dominique ne dispose pas de monnaie nationale propre. Elle partage avec sept autres territoires de la Caraïbe orientale une monnaie commune, le dollar des Caraïbes orientales, et un système bancaire relativement réduit, composé de quelques banques commerciales et d'un réseau dense de coopératives d'épargne et de crédit.
La monnaie légale est le dollar des Caraïbes orientales (code XCD, souvent noté EC$). Sa parité est fixée à 2,70 dollars pour un dollar américain depuis 1976, ce qui assure une grande stabilité du change. La monnaie est commune à l'Union monétaire des Caraïbes orientales, qui regroupe Anguilla, Antigua-et-Barbuda, la Dominique, la Grenade, Montserrat, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie et Saint-Vincent-et-les-Grenadines.
L'émission monétaire et la supervision des banques relèvent de la Banque centrale des Caraïbes orientales, dont le siège se trouve à Basseterre, à Saint-Christophe. Le pays ne mène donc pas de politique monétaire autonome. Cette organisation régionale a lancé en 2021 une expérimentation de monnaie numérique, appelée DCash, à laquelle la Dominique a participé.
Le paysage bancaire comprend la National Bank of Dominica, établissement à capitaux majoritairement locaux, ainsi que des filiales de groupes régionaux comme Republic Bank ou CIBC FirstCaribbean. Les coopératives de crédit, nombreuses et bien implantées dans les villages, jouent un rôle important pour l'épargne et les prêts aux particuliers.
Le dollar américain est couramment accepté dans les commerces touristiques, les hôtels et les agences de location, en particulier à Roseau et à Portsmouth. La monnaie rendue l'est toutefois le plus souvent en dollars des Caraïbes orientales, et le taux appliqué par les commerçants peut être légèrement moins favorable que le taux officiel. L'euro n'est en général accepté que de manière ponctuelle.
Des distributeurs automatiques sont disponibles à Roseau, à Portsmouth et dans quelques bourgs, mais ils restent rares dans les zones rurales et sur la côte est. Les grandes cartes internationales sont acceptées dans la plupart des hôtels, des supermarchés et des restaurants de la capitale. Dans les petites épiceries, les marchés et les transports collectifs, les paiements se font presque toujours en espèces.
Les envois d'argent de la diaspora installée au Royaume-Uni, en Amérique du Nord et dans les Antilles françaises constituent une ressource importante pour de nombreux ménages. Ils transitent par les banques, les coopératives et les sociétés spécialisées de transfert, dont les agences sont présentes dans les principales localités.
Les frais bancaires sont relativement élevés, en raison de la petite taille du marché et du coût de la conformité aux règles internationales de lutte contre le blanchiment. L'ouverture d'un compte par un non-résident suppose généralement de fournir des justificatifs détaillés, et les virements internationaux peuvent prendre plusieurs jours.