Le commerce extérieur de la Dominique se caractérise par un déficit structurel : le pays importe l'essentiel de ce qu'il consomme et exporte une gamme limitée de produits agricoles et manufacturés. Pour les entreprises étrangères, ce petit marché est surtout accessible par les circuits régionaux de la Caraïbe orientale.
Les exportations dominiquaises sont modestes en valeur. Elles comprennent des produits agricoles comme la banane, le dachine (taro), les agrumes et d'autres tubercules, ainsi que des biens transformés : savons et produits d'hygiène, sauces pimentées, dont la marque Bello est la plus connue, eau minérale et boissons. Des granulats et matériaux de construction sont également expédiés vers les îles voisines.
Membre de la CARICOM et de l'OECS, la Dominique applique le tarif extérieur commun de la Communauté caribéenne aux importations en provenance de pays tiers. Les produits originaires des autres États membres circulent en principe sans droits de douane. Les échanges avec l'Union européenne s'inscrivent dans l'accord de partenariat économique conclu entre l'Union et les pays du Cariforum en 2008.
Les principaux clients du pays sont ses voisins caribéens, comme la Guadeloupe, Antigua, la Jamaïque ou Trinité-et-Tobago, auxquels s'ajoutent les États-Unis et le Royaume-Uni. Du côté des fournisseurs, les États-Unis, Trinité-et-Tobago et la Chine figurent parmi les plus importants. La proximité des Antilles françaises favorise aussi des échanges réguliers, en partie informels.
Le principal port de commerce est celui de Woodbridge Bay, au nord de Roseau, qui accueille les navires de marchandises. Portsmouth dispose d'un port secondaire et d'un quai de croisière à Cabrits. Le fret aérien transite surtout par l'aéroport Douglas-Charles, sur la côte nord-est, en attendant l'ouverture d'un nouvel aéroport international en construction.
La faiblesse des volumes et l'absence de lignes directes avec de nombreux pays renchérissent le coût du transport. Les marchandises arrivent souvent après transbordement dans des ports régionaux comme ceux de la Guadeloupe, de la Jamaïque ou de Trinité, ce qui allonge les délais.
Le pays importe la plus grande partie de ses produits alimentaires, ses carburants, ses véhicules, ses machines et ses matériaux de construction. Les importations ont nettement augmenté après l'ouragan Maria, sous l'effet de la reconstruction. Une entreprise souhaitant vendre à la Dominique passe généralement par un importateur ou un distributeur local, souvent implanté à Roseau.