La Dominique est une république parlementaire dont les institutions s'inspirent du modèle de Westminster. La Constitution adoptée lors de l'indépendance, en 1978, organise un pouvoir exécutif dominé par le Premier ministre, un parlement monocaméral et une justice partagée avec les autres États de la Caraïbe orientale.
La Constitution de 1978 garantit les droits fondamentaux, définit les pouvoirs des institutions et fixe les règles de la citoyenneté. Sa révision suppose, selon les dispositions concernées, une majorité qualifiée à la Chambre d'assemblée et parfois l'approbation par référendum. Le pays a choisi la république dès l'indépendance, contrairement à plusieurs de ses voisins qui ont conservé le monarque britannique comme chef d'État.
Le président de la République est élu par la Chambre d'assemblée pour un mandat de cinq ans. Il nomme le Premier ministre, promulgue les lois et représente l'État, mais agit le plus souvent sur l'avis du gouvernement. Sylvanie Burton, élue en 2023, a succédé à Charles Savarin ; elle est la première femme kalinago à occuper cette fonction.
Le Premier ministre est le responsable de la formation qui dispose de la majorité à la Chambre d'assemblée. Il dirige le cabinet, composé de ministres choisis parmi les parlementaires, et détermine la politique nationale. Roosevelt Skerrit occupe ce poste depuis janvier 2004, ce qui en fait l'un des chefs de gouvernement les plus anciens de la région.
Le parlement est composé d'une seule chambre. Elle comprend 21 représentants élus au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions, ainsi que neuf sénateurs nommés par le président, sur proposition du Premier ministre pour cinq d'entre eux et du chef de l'opposition pour les quatre autres. Les élections générales ont lieu au moins tous les cinq ans, à une date fixée par le gouvernement.
Les tribunaux de magistrats traitent les affaires courantes, tandis que la Haute Cour juge les litiges plus importants. Celle-ci fait partie de la Cour suprême des Caraïbes orientales, juridiction commune aux membres de l'OECS, dont la cour d'appel est itinérante. Depuis 2015, la Cour caribéenne de justice est la juridiction d'appel de dernier ressort, en remplacement du Conseil privé britannique.
Le territoire est divisé en dix paroisses, qui n'ont pas de rôle administratif propre. L'administration locale repose sur le conseil municipal de Roseau, le conseil de Portsmouth et des conseils de village élus. Le territoire kalinago, sur la côte est, dispose de son propre conseil, présidé par un chef élu.
Une commission électorale supervise l'organisation des scrutins et la tenue des listes. Sa composition et l'état des listes électorales, qui comptent de nombreux électeurs vivant à l'étranger, font l'objet de vifs débats entre la majorité et l'opposition, qui réclame depuis plusieurs années une réforme électorale.