Les armoiries de la Dominique réunissent plusieurs éléments directement inspirés de la nature et de la vie rurale de l'île. Elles s'accompagnent d'autres emblèmes officiels, l'oiseau national, le perroquet Sisserou, et la fleur nationale, le Bwa Kwaib, qui expriment le même attachement au patrimoine naturel.
Les armoiries ont été adoptées au début des années 1960, alors que l'île était encore une colonie britannique, puis conservées à l'indépendance en 1978. Elles se composent d'un écu soutenu par deux perroquets Sisserou et surmonté d'un lion, rappel des liens historiques avec la Couronne britannique. Sous l'écu, un listel porte la devise nationale.
L'écu est partagé en quatre quartiers. On y voit un cocotier, un crapaud, grosse grenouille endémique de la région longtemps consommée sous le nom de mountain chicken, une pirogue à voile naviguant sur la mer et un bananier. Ces images résument les ressources traditionnelles de l'île, l'agriculture, la pêche et la faune locale, la banane ayant longtemps constitué la principale exportation du pays.
La devise est rédigée en kwéyòl, le créole à base française parlé par une grande partie de la population. Elle signifie « Après le Bon Dieu, c'est la terre » et souligne la place de l'agriculture et du travail de la terre dans l'histoire et l'économie dominiquaises. Le choix du créole plutôt que de l'anglais, langue officielle, affirme l'identité culturelle du pays.
Le Sisserou, ou amazone impériale, est un grand perroquet endémique de la Dominique, au dos vert et à la poitrine violacée. Il vit dans les forêts d'altitude, en particulier sur les pentes du Morne Diablotins, et figure sur le drapeau et les armoiries. Menacé par la destruction de son habitat et par les ouragans, notamment Maria en 2017, il fait l'objet de mesures de protection et de programmes de suivi.
Le Bwa Kwaib, littéralement « bois caraïbe », est un arbuste dont les fleurs rouge vif apparaissent surtout pendant la saison sèche, lorsque l'arbre perd une partie de son feuillage. Il pousse principalement sur les pentes plus sèches de la côte ouest. Désigné fleur nationale au moment de l'indépendance, il est associé aux célébrations de la fête nationale et à l'identité créole de l'île.