La société dominiquaise est issue de l'histoire coloniale des Petites Antilles, marquée par la présence ancienne des Kalinago, la colonisation française puis britannique et la traite transatlantique. La population est aujourd'hui majoritairement d'ascendance africaine ou métissée, mais l'île conserve une diversité culturelle et linguistique originale.
La majorité des Dominiquais descendent des Africains réduits en esclavage dans les plantations de café, de sucre puis de cacao, jusqu'à l'abolition de l'esclavage dans les colonies britanniques en 1834. L'occupation française du dix-huitième siècle a laissé de nombreux noms de lieux, le catholicisme et le créole, tandis que la période britannique a imposé l'anglais et les institutions. Les Kalinago, présents avant l'arrivée des Européens, forment la composante la plus ancienne de la population.
Les Kalinago, longtemps appelés Caraïbes, sont les descendants des peuples autochtones qui occupaient l'île à l'arrivée des Européens. Ils sont aujourd'hui environ 3 000 et vivent pour la plupart dans le Territoire kalinago, une réserve d'environ 1 500 hectares créée en 1903 sur la côte est. Ce territoire, aux terres détenues collectivement, est administré par un conseil et un chef élus. La communauté y maintient la vannerie, la construction de pirogues et diverses traditions, présentées notamment au village culturel de Kalinago Barana Autê. La langue kalinago ancienne n'est plus parlée couramment, mais des efforts de revitalisation culturelle sont menés.
Dans le nord-est, notamment autour de Marigot et de Wesley, vivent des communautés dites kokoy. Elles descendent en grande partie de travailleurs venus d'Antigua, de Montserrat et d'autres îles anglophones au dix-neuvième siècle. Ces villages, souvent de tradition méthodiste, ont longtemps parlé un créole à base anglaise plutôt que le kwéyòl, ce qui leur confère une identité particulière au sein de l'île.
De petites communautés d'origine syro-libanaise, installées de longue date, sont actives dans le commerce, en particulier à Roseau. Une présence chinoise plus récente s'est développée dans le commerce de détail et la restauration, en lien avec les relations entre la Dominique et la Chine. Des Haïtiens, des habitants des îles voisines et des expatriés européens et nord-américains complètent ce tableau.
Le catholicisme reste la première religion du pays, héritage de la présence française, mais les Églises protestantes et évangéliques, adventistes et pentecôtistes notamment, ont beaucoup progressé. Le méthodisme est implanté de longue date dans certaines régions. Le mouvement rastafari est présent depuis les années 1970 ; il a connu à cette époque des tensions avec les autorités, puis s'est inscrit plus largement dans la vie culturelle de l'île.
L'anglais est la langue officielle, utilisée dans l'administration, l'école et les médias. Le kwéyòl, créole à base française proche de ceux de la Guadeloupe et de la Martinique, reste néanmoins très largement compris et parlé dans la vie quotidienne, surtout dans les villages. Il est valorisé chaque année lors de la Journée créole, fin octobre, dans le cadre des célébrations de l'indépendance.