L'offre d'hébergement de la Dominique reflète son positionnement de destination nature. Les grands complexes hôteliers y restent rares, au profit d'écolodges, de petits hôtels, de maisons d'hôtes et de locations. Les établissements sont répartis entre Roseau, la côte ouest, le nord autour de Portsmouth et quelques sites isolés en forêt ou face à l'Atlantique.
La capitale et le quartier voisin de Castle Comfort, au sud, regroupent de nombreux hôtels de taille moyenne, souvent en bord de mer. Le Fort Young Hotel, aménagé dans un ancien fort du dix-huitième siècle, figure parmi les adresses les plus connues de Roseau. Ce secteur est pratique pour rayonner vers le parc national du Morne Trois Pitons, les sources chaudes et les sites de plongée du sud.
Les écolodges constituent la spécialité de l'île. Construits avec des matériaux locaux et intégrés dans la végétation, ils misent sur la tranquillité, la randonnée et le bien-être. Parmi les plus réputés figurent Jungle Bay, reconstruit après les intempéries de 2015, Rosalie Bay sur la côte est, près d'une plage où pondent des tortues marines, et Secret Bay, ensemble de villas haut de gamme près de Portsmouth.
Quelques établissements de grande capacité ont ouvert après le passage de l'ouragan Maria, en partie dans le cadre du programme de citoyenneté par investissement. Un grand complexe sous enseigne internationale s'est notamment installé près de Portsmouth, en bordure du parc national des Cabrits. Ces adresses restent toutefois l'exception dans le paysage hôtelier de l'île.
Des maisons d'hôtes, des gîtes et des chambres chez l'habitant sont proposés dans de nombreux villages, de Calibishie à Soufrière. Ils offrent un accueil personnalisé à des prix modérés. Les villages de montagne, comme Wotten Waven ou Laudat, comptent de petites structures proches des sources chaudes et des sentiers de randonnée.
Villas et appartements loués par des particuliers ou des agences se sont développés, en particulier sur la côte ouest et dans le nord-est. Une voiture de location est presque indispensable pour profiter de ces hébergements souvent éloignés des bourgs, en tenant compte de l'état des routes de montagne.
Le camping reste peu développé. Le long du Waitukubuli National Trail, certains randonneurs dorment dans des hébergements simples des villages traversés, et quelques sites permettent de planter une tente avec l'accord des responsables. Il est préférable de se renseigner auprès des autorités du sentier avant de partir.
La haute saison s'étend en général de décembre à avril, pendant la saison sèche, avec des tarifs plus élevés autour des fêtes de fin d'année et du carnaval. Les périodes du World Creole Music Festival et de l'indépendance, fin octobre et début novembre, sont également très demandées. Le reste de l'année offre des prix plus doux, au prix d'une météo plus pluvieuse pendant la saison cyclonique.